apportez et prenez des probiotiques (très tendance, ça se vent en
capsules; si vos vacances se déroulent autour d'une civilisation
occidentale, les yogourts se vantent d'en ajouter). Les probiotiques
aident notre flore intestinale à lutter contre les petites bêtes qui
s'invitent lors de changements d'habitudes alimentaires ou quand une
amibe ou une autre de ses amies se trouve dans l'eau des salades qu'on
vous présente toutes propres. On achète de l'eau en bouteille, on est
futé, mais on mange ce qui a été lavé sans se méfier! On oublie aussi
trop souvent d'aller se laver les mains avant de manger, pas seulement
après. Les toilettes des restaurants de la plage, il est vrai, ne sont
pas toujours invitantes...
Si vous allez dans un endroit où vous risquez de vous faire manger
par les moustiques, le Dr Whitaker recommande d'ajouter à votre régime
100 mg de vitamine B1 (la thiamine): des études ont montré que si les
moustiques nous piquent -- ils devraient se retenir un peu plus --,
nous nous gratterons moins avec la B1... Et il y a des maringouins
jusqu'en Italie; on ne pense pas à ça quand on imagine Venise, n'est-ce
pas?
Les piqûres de maringouin, la
maladie du hamburger, les coups de soleil, les ampoules aux pieds, les
rhumes si vous prenez l'avion, les kilos dans le maillot si vous ne
faites pas attention. Allez, un petit effort, pas de vacances pour la
santé (hé! hé!), faisons-nous un petit pense-bête.
Car si on prend des vacances pour se reposer et se régénérer, bref,
pour se refaire une santé, les petits ennuis du corps viennent avec
nous, sous une forme ou une autre. En France, l'Institut de veille
sanitaire parle de 15 à 64 % de voyageurs malades, selon les
destinations, à commencer par les accidents de la route, la première
cause d'hospitalisation. Alors, ne soyons pas trop pressés de nous
rendre sur les lieux de nos vacances et apportons tout de même notre
trousse de premiers soins!
Si vous croyez que les vacances sont le moment idéal pour faire
bouger ce corps trop immobile le reste de l'année, attention à
l'intensité de votre enthousiasme. Les sensations fortes recherchées ne
seront peut-être pas de la nature souhaitée. Soyons doux avec notre
corps: on lui demande tout, toute l'année, lui aussi a besoin de
vacances. On n'est pas forcé, parce que c'est les vacances, de manger
mal et n'importe quoi ou de s'éreinter à remplir un carnet de commandes
touristique!
Sur l'écran de la télé de RDI surgit le visage d'un
adolescent de 17 ans. Il porte le casque militaire, la mitraillette,
bref, le costume du fantassin. Dans quelques semaines, entraîné par
l'armée canadienne depuis quelques années déjà, il quittera sa Mauricie
pour Kandahar.
Il viendra alors tout juste d'avoir ses 18 ans, cet âge
merveilleux où, au Canada de Stephen Harper, Stéphane Dion et Gilles
Duceppe, on peut aller faire la guerre à l'autre bout du monde, dans un
pays misérable, chasser et tuer le taliban ou ce qui lui ressemble ou
se faire tuer avant même de commencer à vivre. Cela, au nom de la
défense de la démocratie!
Il a hâte de partir, l'ado, parce que la guerre, estime-t-il, c'est
une activité «extrême». Ça va le changer des mollesses familiales,
précise-t-il, et de sa soeur, sans doute une mauviette, qui voudrait
bien qu'il ne parte pas: elle ne se rend pas compte, elle, qu'à 17 ans,
on est un vrai homme, quand même! Et que la démocratie, on le sait si
bien à cet âge de grande sagesse, ça se défend, ça se promeut par les
armes!
À quoi s'attend-il au juste, en Afghanistan?
«Je l'sais pas trop, j'suis jamais allé à la guerre... !»,
répond-il, le visage encore poupin traversé d'un sourire gêné. Ses
«frères d'armes», comme ils disent, affirment à la caméra que cet
enfant a du caractère. Ils ont, du haut de leurs 22 ou 23 ans, l'air
d'être fiers du jeune, et ils vont éventuellement le protéger, leur
benjamin!
La larme qu'on pourrait avoir envie de verser devant ce spectacle
ahurissant, sinon obscène, se transforme rapidement en rage vive quand
apparaissent peu après, sur les écrans, ces sépulcres blanchis de
politiciens qui viennent bêler leur discours propagandiste et mensonger
sur la justesse de cette guerre et le respect dû aux soldats. Ces
jeunes, affirment-ils, vont volontairement risquer leur vie, risquer de
verser leur sang, en notre nom, pour le mieux-être de ces pauvres
Afghans et, surtout, de ces pauvres Afghanes qui, on l'aura remarqué,
ont la burqa très opportune aux mains de la bande de Stephen Harper et
de ses vassaux, y compris ceux qui pérorent à l'Assemblée nationale du
Québec en dénigrant les opposants à la guerre et à l'armée.
Bernard Marlenc né à Montélimar (26) le 20 septembre 1950,
mes premiers tableaux sont des pyrogravures faites vers 12-13 ans.
mon plus grand désir était de faire les beaux-arts, mais voila (...
Peintre d'instinct, autodidacte jusqu'au bout des ongles.
Définition de l'art
Art : Démarche volontaire non personnalisée transmise afin de provoquer une émotion.
Démarche est un terme suffisamment vague pour regrouper toutes créations, mises en scène, discours, actions. La démarche n'est pas en soi porteuse d'une réalisation effective, efficace. L'art ne « marche » pas à tous les coups.
Volontaire parce qu'il y a une intentionnalité dans la démarche, la démarche est l' « a priori » de la réalisation.
Non personnalisée, car elle ne vise pas une personne ou un groupe personnalisé, mais quelqu'un ou un groupe dont on ne connaît pas les membres. Il ne s'agit pas d'une relation personnelle.
Transmise, étant non personnalisée elle ne peut avoir comme récepteur l'artiste lui-même.
Afin de, il y a une finalité à l'art, elle n'est pas en soi, mais pour l'autre.
Provoquée, elle initie ou augmente une émotion. Elle agit sur le récepteur.
Une émotion, toute la diversité des émotions (de dégoût, esthétique, intellectuelle, etc.)